Le pari totalement fou à 2,25 milliards de dollars de Bill Gates pour sauver le monde

Notre maison est en feu. 5,5 millions de km2, soit l’équivalent de la moitié de l’Europe, 420 tribus, 50 à 70% de la biodiversité mondiale, 20% de l’eau douce du globe, et 140 milliards de tonnes de CO2 contenues… L’Amazonie mérite son surnom de “Poumon de la planète”. Sans lui, nous ne sommes rien. De nombreuses personnes l’ont bien compris et ont décidé de lutter contre les flammes qui ont fait deux fois plus de dégâts entre janvier et août de cette année qu’en 2018. On retrouve notamment des personnalités publics. Certaines appelant à réagir sur les réseaux et d’autres faisant des dons pour aider les associations sur place. Après Leonardo Di Caprio et son don de 5 millions de dollars par l’intermédiaire de son ONG, Earth Alliance, c’est Bill Gates qui a décidé de s’engager contre le réchauffement climatique qui ne fait qu’empire les catastrophes de ce genre. Et le multi-milliardaire ne fait pas dans la dentelle….

Une idée révolutionnaire

La géo-ingéniérie solaire. Le nom a de quoi effrayé mais il désigne simplement l’ensemble des techniques qui visent à manipuler et modifier le climat et l’environnement de la Terre. Et l’homme qui pèse plus de 95 milliards de dollars voit en elle une solution efficace à la préservation de l’Amazonie et plus largement au réchauffement climatique. Voici le plan d’attaque :

  • Etape 1 : des milliers d’avions s’envolent pour la stratosphère afin d’atteindre une hauteur optimale, supérieure à celle empruntée par les avions de ligne classiques
  • Etape 2 : les avions larguent des millions de tonnes de particules chimiques autour du globe pour créer une sorte de nuage
  • Etape 3 : le nuage bloque certains rayons du soleil, les empêchant d’atteindre la surface de la Terre, et donc de la réchauffer. Un phénomène similaire à celui que l’on peut observer lors d’une éruption volcanique lorsqu’un nuage de fumée se forme et diminue la température du territoire environnant.

En 1991, le Pinatubo entre en éruption et assombrit le ciel des Philippines avec un nuage gazeux. Ce dernier a bloqué et renvoyé près de 2% des rayons du soleil. Résultat : la Terre était plus froide en 1992 qu’en 1991. Faire chuter la température terrestre permettrait de stopper l’intensification des vagues de chaleurs et des tempêtes tropicales tout en empêchant la fonte des glaces, la montée des eaux et les incendies inarrêtables.
La solution miracle ? Pas si sûr…

De gros risques et beaucoup de doutes

Modifier à ce point le climat présente malheureusement des possibles effets secondaires qui freinent les ambitions du projet. Un tel changement sur l’écosystème pourrait conduire à des sécheresses ainsi que des famines et des inondations de masse. Sans parler de notre ciel bleu, auquel il faudrait dire adieu. De plus, les scientifiques insistent sur le fait que sans une diminution significative de nos émissions de gaz à effet de serre, larguer des bombes de particules ne serait d’aucune utilité.

Une solution peu chère mais qui divise

L’opération est estimée à 2,25 milliards de dollars par an par le Fourth National Climate Assessment. Un coût largement inférieur aux 500 milliards de dollars que les Etats-Unis auront à dépenser pour sauver leur territoire du changement climatique si aucune action n’est entreprise d’ici 2100. Ou que le plan d’1,6 à 3,8 billions de dollars prévus pour l’investissement dans les énergies bas-carbone d’ici 2050. Seulement, face à un tel défi, le coût ne doit pas être la dimension prioritaire à considérer. De plus, il faut supposer un accord total et universel de tous les gouvernements tant l’opération aura des conséquences universelles et irréversibles. Risque à prendre ou projet utopique à oublier ? Nous le saurons très bientôt…