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Pollution numérique : le stockage de données.

Comme la pollution digital est lié à plus de la moitié de la population mondiale, et représente désormais plus que l’aviation civile en terme de pollution, il est important de comprendre les causes de cette pollution afin de pouvoir entreprendre des actions plus écolos lors de notre usage d’internet.

 

Que se passe-t-il sur internet ?

Il faut d’abord se renseigner sur les chiffres clés liés à l’utilisation d’internet, afin de comprendre toute la pollution qui en dégage. En 2018, on pouvait compter 4,12 milliards d’internautes, c’est à dire 54% de la population mondiale (BDM). Chaque internaute effectue différentes actions sur internet : des recherches, regarder de vidéos, envoyer des mails ou publier des posts ou messages sur les réseaux sociaux. Il est assez difficile de visualiser en volume tout ce qu’un individu peut faire comme interactions.

Voici donc quelques chiffres montrant le trafic sur internet dans le monde en seulement une minute !

  • Twitter : 347 222 tweets publiés
  • Instagram : 38 194 posts partagés
  • Google : 2,4 millions de recherches effectuées
  • Mails : 150 millions envoyés
  • SMS : 12 millions envoyés

Il faut savoir que ces données sont pour la plupart en expansion depuis des années et ne cessent donc d’augmenter et de polluer. En 2020, les données représenteront un équivalent par personne de 5 000 GO.

Et si je vous dit maintenant que tout ça représente des émissions de CO2 pouvant frôler des chiffres affolant.

  • Un email c’est 10g de CO2 (Cleanfox)
  • Un sms est moins polluant, il représente 0,00215g de CO2 (Greenit), mais multiplié par le nombre de sms par minute dans le monde, c’est 25 800g de CO2 par minute
  • Une requête sur internet c’est 7g de CO2

Quant aux différents posts, il est encore difficile d’avoir des chiffres concernant leurs émissions de CO2.

 

Comment est-ce possible ?

 

C’est aussi simple que triste. Lorsque vous envoyez un sms ou mail ou que vous postez une photo de vacance sur un réseau social, cette information est stocké dans un data center.
Il faut savoir que lorsque cette donnée est stockée, elle l’est en double et dans deux serveurs différents afin de favoriser la sécurité lié à la perte de donnée lors d’une panne par exemple.

Ils peuvent servir aux entreprises tout comme aux particuliers pour stocker des services comme Dropbox ou Google Drive ou même recevoir et envoyer des recherches sur les sites qu’ils hébergent. (Le Parisien)

Les datas center consomment beaucoup d’énergie pour leur alimentation tout comme le refroidissement: environ 40% de leur consommation en énergie est utilisée seulement pour le refroidissement des serveurs. Et l’alimentation est générée par des combustible fossiles. Une pollution dormante effrayante car celle-ci double tous les deux ans.(Zwoice)

 

Est-il possible de rendre le stockage de données plus écolos ?

La réponse est oui !

Il est possible d’alimenter ces serveurs avec des énergies renouvelables. C’est d’ailleurs ce que certains grand acteurs du net comme Facebook, Google ou Apple se sont engagés à faire en 2013. Une course pour alimenter à 100% leurs serveurs par les énergies renouvelables. Aujourd’hui, plus d’une vingtaine d’entreprise se sont elles aussi engagées. (Greenpeace)

Il y a aussi d’autres solutions. En mai 2017, la première piscine à se chauffer avec une chaudière numérique à vu le jour à Paris dans le 13ème arrondissement. La piscine des Buttes au Cailles à pu chauffer jusqu’à 30% des besoins en eau chaude avec un data center. Et tout cela pour permettre une économie de 45 tonnes de CO2 par an ! (20minutes)

Mais nous pouvons faire mieux. La première étape est de penser différemment concernant notre stockage de donnée. Une première chose à faire c’est de réfléchir sur tout ce que nous conservons. Est ce vraiment utile de garder vos cours datant d’il y a 10 ans sur votre drive ? Non ou dans peu de cas. Pensez donc à faire un tri dans vos fichiers. Si vous gardez des documents, photos ou vidéos qui sont stocké sur serveur, pensez à les supprimer dès qu’ils ne vous sont plus utiles. Vous pouvez aussi faire du tri dans vos réseaux sociaux et supprimer tout vos post facebook, tweets ou photos datant de plusieurs années. Un ménage nostalgique, mais écologique. Et si vous souhaitez vraiment garder des documents, il est préférable de favoriser le papier. Car sur du long terme le papier ne polluera pas autant que l’alimentation des datas centers (Animafac)


Vous voilà donc au courant de ce qui se cache derrière vos actions quotidiennes sur internet et surtout, vous êtes en possession que quelques conseils pour réduire votre stockage personnel.

Découvrez comment, en supprimant ses mails, on peut efficacement lutter contre la pollution L’application Cleanfox, c’est près de 3 millions d’utilisateurs qui ont effectué ce geste simple et gratuit et ont réduit chacun leur empreinte carbone de plus de 6kg de CO2.