A 7 ans, le plus jeune banquier du monde a décidé d’agir pour l’environnement

José Quisocala n’a même pas encore soufflé ses 15 bougies mais il a déjà monté sa propre banque en 2012. Départ pour le Pérou, pour découvrir la « Banco Cooperative del Estudiante Bartselana » (La Banque coopérative des étudiants de Bartselana)…

Une banque pas comme les autres

Première particularité, les clients sont uniquement des enfants. En effet, je jeune entrepreneur regrettait le manque de conscience écologique de ses camarades…

À l’école, mes camarades utilisaient leur argent pour des autocollants, qu’ils finissaient par jeter par terre. Ce qui, en plus, polluait la planète.

Interview Ministère de l’Environnement péruvien.

José a donc décidé de faire coup double en incitant ces derniers à effectuer des éco-gestes tout en leur permettant d’obtenir un revenu bienvenu tant la pauvreté impact les enfants péruviens de sa ville. Le principe est simple. Pour ouvrir un compte, il faut déposer 5 kg de déchets recyclables puis cotiser 1 sol péruvien. Le minimum mensuel à apporter par mois passe ensuite à 1 kg qui se convertisse en 80 centimes de sol directement versé sur le compte. Disposant, d’une carte, chaque “client” peut retirer son solde quand il le souhaite.

Comment convertir des déchets en argent ?

Les déchets récoltés chaque semaine sont acheminés vers des entreprises de recyclage qui s’occupent de traiter bouteilles plastiques et autres cahiers récupérés. La banque compte aujourd’hui plus de 3000 clients, de 10 à 18 ans qui permettent de recycler 1 tonne de déchet par semaine !

Pour faciliter la récupération des détritus, 7 kiosques ont été ouverts et 25 autres pourraient suivre. José a beaucoup d’ambition et voudrait voir son initiative s’étendre à toute l’Amérique Latine. Pour le plus grand bonheur de la planète et de ses clients ! Pour la petite histoire, un des adhérents à la banque écologique a réussi à épargner 800 soles péruviens soit environ 215 euros.

Une histoire qui ne fait que commencer 

José Quisocala a déjà commencé à diversifier ses actions.  Conscient que le meilleur moyen d’engager et de convaincre par la parole, José dispense des cours “d’éducation financière”. Ses élèves apprennent ainsi les rouages de l’épargne et les éco-gestes du quotidien. De plus, Professeur José a disposé des poubelles de tri dans son école.
Le revers de la médaille sont les critiques sur le faut qu’il ne profiterait pas de son enfance. Ce à quoi José répond :

Beaucoup pensent que je ne profite pas de mon enfance. Moi je crois que chacun vit les étapes de sa vie comme il doit les vivre, et moi je suis bien comme ça.

L’avenir de la planète se joue aujourd’hui, José et d’autres jeunes comme lui ont décidé d’agir pour dessiner les contours du futur monde dans lequel ils vivront. On ne cesse jamais d’apprendre, et les exemples aussi inspirants que celui-ci ne sont pas une question d’âge mais de volonté…