GEEV, la brocante 2.0 et 100% gratuite

Donner, rendre, recevoir” est le principe fondamental du système de don et d’échange entre individus selon l’anthropologue et sociologue Marcel Mauss. Un cercle vertueux dans lequel chaque partie prenante tire un bénéfice aussi bien matériel et économique que symbolique. Nous allons voir aujourd’hui comment 96 ans après l’Essai sur le Don, la donation s’est digitalisée avec des applications comme GEEV.

En quoi une application comme GEEV représente l’avenir ?


On entend de plus en plus parler du concept d’économie circulaire, mais de quoi parle t-on ? “L’économie circulaire est un concept économique, inscrit dans le cadre du développement durable, dont l’objectif est de produire des biens et des services tout en limitant la consommation et le gaspillage des matières premières, de l’eau et des sources d’énergie.
Pour illustrer ce concept, l’ADEME du Centre-Val-de-Loire a réalisé cette infographie :


GEEV pour qui, GEEV pour quoi ?

GEEV est l’oeuvre de Florian Blanc et Hakim Baka les deux fondateurs bordelais. Et également le petit frère du groupe Facebook AdopteUnObjet. En effet, les deux trentenaires ont décidé de prendre le problème du gaspillage à bras le corps. Selon l’ADEME, 9 milliards de tonnes d’objets potentiellement réutilisables finissent à la poubelle chaque année. Une initiative bienvenue pour la planète qui profite également du lien social que peuvent tisser les voisins qui se rencontrent pour donner ou “adopter” (comme mentionné sur le site) un objet.

La dimension sociale de GEEV est très importante : l’idée est de renforcer ou de créer des liens de voisinage grâce au don. Il y a également un aspect émotionnel dans le concept que porte GEEV : certains utilisateurs ont un attachement réel aux objets qu’ils donnent et se réjouissent de voir qu’ils trouvent une nouvelle vie grâce à l’acquéreur


Florian Blanc, co-fondateur GEEV

Résultat, en 2015, les deux entrepreneurs ont l’idée de créer une communauté sur Facebook. Le succès ne se fait pas attendre. Florian Blanc et Hakim Baka ont alors la confirmation qu’ils viennent de se lancer dans un marché qui répond aux attentes de plus en plus de citoyens. 3 ans plus tard, la start-up lève 3 millions d’euros pour alimenter son ambition d’agrandir le marché du don.




Test et impression

Après avoir rapidement créé notre compte puis activé la géolocalisation, nous nous retrouvons sur cet écran :


Comme vous pouvez le voir, les objets proposés sont très divers et vont du simple livre, au sac à litière en passant par un épilateur. L’application nous indique la position approximative du Geever et surtout la distance qui nous sépare de lui. Prenons l’exemple du sac à litière et faisons le test même si le produit a déjà trouvé preneur.

La “GEEV money” se présente sous la forme de bananes qui se régénèrent toutes les 9h. Pour contacter la propriétaire du sac, GEEV nous demande d’utiliser une de nos bananes. Cela a principalement pour but de privilégier le partage des objets proposés sur la plateforme.



Une fois arrivé sur le fil de discussion avec le geever, on nous informe que ce dernier ne reçoit pas plus de 4 messages à la fois. Une manière efficace d’éviter les spams puisque de toutes façons il n’y a pas d’enchères possibles.


 

En attendant une réponse du geever, l’application nous offre la possibilité de consulter sa rubrique GEEV Actu. Au sein de cette rubrique, on retrouve un flux d’informations concernant le don. On apprend par exemple, qu’en mars, GEEV a permis à 120 000 objets de faire le bonheur d’un nouveau propriétaire. Une belle façon d’encourager sa communauté.

Mais comment GEEV se rémunère ?

L’application donne la possibilité de souscrire à une offre dite freemium intitulée “GEEV Plus”. Un service qui procure des avantages :

  • Des bananes qui se rechargent 3 fois plus vite
  • Recevoir des alertes en temps réel suit à la mise en ligne  d’objets recherchés
  • Voir ses annonces de dons remontées en tête de liste tous les 7 jours
  • Un taux de consultation d’une annonce en particulier pour estimer nos chances de repartir avec l’objet convoité
  • Pas de publicité

Enfin, pour les plus pressés, il est possible de payer pour des cagettes de bananes.

L’avis de Foxy

L’application est très fluide et simple d’utilisation. Le principe des bananes est plutôt plaisant et accentue le côté démonétisé de GEEV. En effet, outre la donation d’un objet, les deux protagonistes de l’échange crée un certains lien social, parfois aussi court que la durée du service rendu, mais plus “humain” que sur des plateformes d’achats et de ventes classiques.

Seul petit hic, le manque de tri des produits. Il n’est pas possible de filtrer par catégorie les objets proposés. Comme dans une brocante, chance, curiosité et patience sont donc les maîtres mots d’un chineur de GEEV.

L’économie circulaire représente un secteur d’avenir tant il permet de réaliser des économies tout en faisant du bien à la planète. Des principes qui ont déjà séduit plus d’1 millions d’utilisateurs. Dans un prochain numéro de Fox’Actus, nous vous parlerons de BackMarket, la plateforme qui donne une seconde vie à vos objets électroniques !

Si vous faîtes partie d’une initiative favorable à l’environnement et que vous aimeriez partagez votre projet, n’hésitez pas à nous contacter à l’adresse suivante : contact@cleanfox.io