Avec une population de plus de 126 millions d’habitants, le Japon est un pays avec un fort taux de déchets plastiques ; et une réputation de roi du suremballage qui les précède. Pourtant, après l’engagement dans le protocole de Kyoto en 1995, leur vote pour le Basic Act on Establishing a Sound Material-Cycle Society en 2000, le pays a développé l’envie de réduire ses déchets plastiques et les émissions carbones du territoire. De nombreuses initiatives écologiques ont vu le jour : des changements dans la façon de vivre ; des méthodes de recyclage plus poussées ; des innovations technologiques.

Le Japon, pays du recyclage.

43 millions de déchets plastiques en 2016. Voilà un chiffre qui pourrait terrifier certains pays souhaitant faire face aux problèmes écologiques. Pourtant, en 2 ans, le Japon à recyclé 1/5ème de ses déchets plastiques. Une belle performance qui ne risque pas de s’arrêter là. Certaines villes recyclent beaucoup plus ; comme Kamikatsu qui recycle près de 80% de ses déchets et avec un objectifs zéro déchet pour 2020.

Comment les japonais ont-ils pu aider leur pays à recycler ses déchets?

La question est bien évidemment très intéressante pour les pays souhaitant faire d’avantage sur le recyclage. De nombreux systèmes ont été mis en place. Il faut savoir que le Japon est le pays le plus propre du monde. Vous ne trouverez presqu’aucune poubelle dans les rues de Kyoto. Vous devez donc garder vos déchets jusqu’à ce que vous en trouviez une, ou bien ne produire aucun déchet.
Du côté des lieux publics, les poubelles sont faites pour le tri sélectifs. Il est important de trier ses déchets d’une manière bien spécifique. Il existe trois catégories de déchets : combustibles, incombustibles et recyclable. Suivit de sous catégories, pour améliorer le tri des déchets recyclables. Vous pouvez trouver plus d’une dizaine de poubelles dédiées au tri sélectif.

Vous trouverez aussi des poubelles de tri dans les restaurants ou fast-food japonais.

Une méthode poussée à l’extrême permettant un meilleur recyclage des matière première ; et un effort supplémentaire pour les habitants qui risquent une amende pour non respect du tri sélectif.

 

Des façons plus originales de sensibiliser les japonais au tri sélectifs existent.

  • A Kyoto, vous pouvez trouver des samouraïs anti-déchets. Une façon de rendre le nettoyage des rues attractifs et de faire réfléchir sur l’abandons des déchets dans la nature.
  • Le journal Mainichi Shimbun utilise un papier recyclé fait d’eau et de graines permet de lire les informations et de planter des fleurs après lecture. Une fois qu’un Japonais souhaite jeter son journal, il lui suffit de le planter dans de la terre humide et celui-ci pousser en fleur. Une belle façon de transformer les informations en plantes.

En revanche, si vous ne pouvez jeter certains objets, il est aussi possible de les donner ou de les réparer. La technique du kintsugi permet de réparer des objets cassé. Le but : sublimer des objets plutôt que de les jeter ou cacher. (Showzi Tsukamoto).

 

Des inspirations zéro déchet à travers le monde.

Beaucoup de personne ont découvert le tawashi ou encore le furoshiki récemment. Ils doivent ces pratiques zéro déchet au Japon. Le tawashi est une éponge japonaise faite à partir de tissus usagés ; le furoshiki est une méthode d’emballage avec un tissu coloré permettant d’emballer de la nourriture, des cadeaux, de faire un sac… .


Mais il existe encore beaucoup d’emballage traditionnel Japonais écologique.

  • Le Warazaiku : solide, souple et isolant, la paille de riz permet à la fois de créer des poupées, des objets mais aussi d’emballer la nourriture.
  • Le bambou : utilisée sous forme de feuille (chimaki) ou en gaine (takekawa) est idéale pour protéger la nourriture lors de transport.

Le minimalisme japonais.

Pour beaucoup de japonais, suivre et vivre comme les anciennes traditions est primordiale. C’est de là que vient le minimalisme. Vivre simplement et ne garder que le nécessaire. Pas de télévision, les meubles et ustensiles nécessaires pour vivre, quelques vêtements mais rien de superflus… .
Voilà une nouvelle façon de vivre inspiré par le wabi-sabi : wabi signifie être satisfait avec une petite cabane, une pièce de deux ou trois tatamis… avec un bol de légumes récoltés dans les champs d’à côté, et peut être l’écoute du bruit d’une douce pluie de printemps.”

Cette façon de vivre afin d’être en harmonie avec sois permet aussi de réduire drastiquement toutes ses affaires ; et donc réduire ses déchets. Une façon de se rendre plus écologique.

Bien que la route pour une transition écologique soit difficile, le Japon possède beaucoup de ressources tant bien sur les pratiques traditionnelles que sur les systèmes mis en place pour réussir. Une fois le problème de sur-emballage réglé, le Japon pourra bien être un des pays les plus écologiques !