Quand on parle d’environnement, on a souvent l’image d’un arbre qui apparaît dans notre esprit. La plante majestueuse qui couvre plus de 30% de la planète est en effet l’incarnation symbolique de l’écologie.

Mais d’où viennent les arbres, pourquoi a-t-on tant besoin d’eux et pourquoi leur sort doit être, plus que jamais, une priorité à nos yeux ?

L’Homme entretient une relation quelque peu ambigu avec les arbres. Pendant que certains les vénèrent voir leur confère des pouvoirs, d’autres les abattent et sont indifférents à leur sort. Comprendre leur histoire, leur fonctionnement, leur utilité est indispensable si l’on espère une prise de conscience collective concernant la nécessité de les préserver.


Généalogie des arbres

Archaeopteris, voilà le nom du premier arbre connu qui aurait vécu il a 370 millions d’années. Depuis, les arbres ont bien évolué et se distinguent en 100 000 espèces différentes selon l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature. Aujourd’hui, on dénombre pas moins de 3000 milliards d’arbres sur la surface de la Terre. Les arbres passionnent toujours autant les Hommes, par leur grandeur par leur longévité. Le plus haut d’entre eux aurait été aperçu en 1872 en Australie et culminait à 132 mètres, une limite impossible à dépasser pour des raisons d’irrigation. Le Old Tjikko, doyen des forêts, se trouve quant à lui en Suède et serait sorti de terre il y a 9550 ans !



Dans un arbre, rien ne se perd tout se transforme…

                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                               Les arbres sont très présents dans notre quotidien. L’écologie urbaine aussi appelée urbanisme végétal fait appel à la beauté des arbres pour en faire des éléments de décor. Mais également pour leurs propriétés en matière d’atténuation de la pollution sonore et surtout de l’air. Les pics de pollution étant fréquents dans les microclimats urbains. Une autre dimension bénéfique à l’intégration d’un espace vert en zone urbaine réside dans l’effet déstressant des arbres. En effet, d’après une étude parue dans Frontiers of psychology, il suffirait de passer une vingtaine de minutes dans un parc ou un espace verdoyant pour atténuer son stress et son anxiété.


Aussi, les arbres sont exploitables des racines aux branches. De sa sève qui produit en autres le fameux sirop d’érable à ses fruits en passant par son écorce et bien sûr son bois, l’arbre est un couteau suisse naturelle. Enfin, il convient de rappeler que 2,4 milliards de personnes cuisent leur nourriture avec du bois. Le bois sert également à la fondation de l’habitat d’1,8 milliard d’individus qui vivent dans un logement de la sorte. Ainsi, le marché du bois pèse plus de 500 milliards de dollars par an, soit plus que celui de la nourriture, du plastique et du métal.

Indispensable pour l’Homme, les forêts le sont évidemment également pour la faune et la flore. La plus connue d’entre elles, l’Amazonie, regroupe, à elle seule 80% de la biodiversité. Aujourd’hui on dénombre pas moins de 3000 milliards d’arbres sur la surface de la Terre. Des scientifiques de 15 pays se sont unis pour effectuer le fastidieux comptage qui mêlent l’observation sur le terrain avec les prises de vues satellites. Il y aurait donc environ 422 arbres par personne. Cependant, ce chiffre n’a rien d’impressionnant quand on sait que notre planète en comptait 6 600 milliards il y a 12 000 ans et que la déforestation provoque l’abattage de quelques 15 milliards d’entre eux chaque année….

La déforestation, un fléau toujours aussi menaçant

On ne peut parler de déforestation que lorsque la disparition de la forêt est définitive. Aujourd’hui 80% de la déforestation résulte de l’agriculture, des exploitations à grande échelle aux plus localisées où dans ce cas on parle d’agriculture de subsistance. Chaque seconde, 2400 arbres sont coupés. A cela il faut ajouter les incendies et autres catastrophes naturelles qui affectent la pérennité des arbres. Cependant, il ne faut évidemment pas négliger les effets néfastes provoqués par l’activité de l’Homme et qui conduisent à un dérèglement climatique accroissant les chances d’écocides.

 

La forêt amazonienne, un trésor naturel menacé

 


La forêt amazonienne s’étend sur une surface de 5 000 000 de kilomètres carrés soit dix fois la taille de la France. Le “Poumon de la Planète” traverse neuf pays dont la Guyane et le Brésil. En son sein, la gigantesque forêt abrite notamment plus de 2,5 millions d’espèces d’insectes et 1300 espèces d’oiseaux, soit 1 sur 5 !
L’Amazonie est donc, vous l’aurez compris, un véritable sanctuaire pour la faune et la flore mais pas seulement. En effet, malgré leur regrettable manque de considération, des populations vivent encore en Amazonie. Mais de plus en plus, ces populations voient leur futur menacé. Notamment au Brésil, pays qui compte la plus grande variété d’arbres sur son territoire avec pas moins de 8715 espèces, les plus fervents opposants à la déforestation se retrouvent malheureusement de plus en plus sous-terre. Depuis sa prise de pouvoir présidentiel, Jair Bolsonaro a intensifié la déforestation dans cette région en prônant publiquement son soutien à l’agro-industrie intensive. Selon Imazon, la déforestation en Amazonie a augmenté de 54% en janvier 2019 comparée au même moi l’année dernière.
Ce sont 900 000 indigènes et leurs pratiques ancestrales qui sont, plus que jamais, menacés au Brésil. Fervante opposante à l’exploitation d’eucalyptus qui ravage les forêts, Rosane Santiago Silveira a été torturée puis assassinée chez elle à Nova Viçosa. A 59 ans et après 18 ans de militantisme écologique et de défense des droits de l’Homme, Rosane est devenue, au prix de sa vie, une figure de la défense de l’environnement.


Agir pour la reforestation


Face à l’importance des arbres, de acteurs ont décidé de s’investir pleinement pour la préservation des forêts. En effet, la sauvegarde des arbres est un enjeu majeur. Notamment pour continuer de profiter de leur vertu vital tel que l’absorption de CO2 qui permet de tenir en équilibre la balance carbone. On estime qu’un arbre stocke au maximum 35 kg de CO2 par an. Cependant à titre d’exemple, un français émet entre 10,6 et 12,8 tonnes de CO2 par an soit en un jour presque autant que ce qu’un arbre peut stocker en un an. Si l’on voulait compenser l’empreinte carbone de tous les français, il faudrait donc planter plus de 24 milliards d’arbres.

 

Pour combler ce manque, des initiatives ont vu le jour. C’est le cas d’Ecosia, moteur de recherche qui ré-injecte une part de ses bénéfices dans la plantation d’arbre. Ou encore EcoTree qui propose le concept original d’investir dans des arbres. Enfin, il existe plusieurs ONG basées au quatres coins de la planète que l’on peut soutenir à distance. Notamment WeForest avec laquelle Cleanfox est partenaire !