4 Faits Etonnants sur la Pollution Numérique de Youtube

Un moyen gratuit d’écouter de la musique, un moment de divertissement rapide ou un long documentaire pour s’instruire. Youtube regorge de vidéos aux thèmes divers et variés. Aujourd’hui la plateforme est numéro 1 des “tubes” (nom donné à ce type de vidéos majoritairement courtes), loin devant Dailymotion notamment. Malheureusement la pollution générée par Youtube le place également comme un des plus grands pollueurs des acteurs de la vidéo en ligne.
 

Youtube en cloture du top pollution de la vidéo en ligne

 
Lorsque l’on regarde l’ensemble des vidéos visionnées en ligne, on peut diviser les types de vidéos et de plateformes les plus solicités au monde. Voici le classement :

  1. La vidéo à la demande (Netflix, Amazon Prime, Open Load…) représente 34% du flux total de vidéo
  2. Les vidéos pornographiques représentent 27%
  3. Les tubes sont de l’ordre de 21%
  4. Les vidéos sur les réseaux sociaux représentent quant à elles 18%

 

Plus de 2 vidéos sur 10 sont donc visionnés sur Youtube et dans une moindre mesure sur ses concurrents. Fait surprenant, on remarque que les vidéos sur les réseaux sociaux talonnent les plateformes spécialisées. Une des raisons de cet accroissement du nombre d’heures passées sur les réseaux sociaux à visionner des vidéos est la lecture automatique. Lorsque vous lancez une vidéo sur votre fil d’actualité, la plateforme imaginée par Mark Zukerberg vous redirige directement vers “Facebook Watch”. Ainsi, les vidéos s’enchaînent sans que vous n’ayez à effectuer la moindre action. Un moyen efficace de vous accrocher à votre téléphone et donc malheureusement une incitation à un usage irraisonné et polluant. Une stratégie également présente sur Youtube.
 

L’application n°1 sur les smartphones

Avec 37% du trafic internet sur mobile, Youtube est le leader incontesté sur nos petits écrans tactiles. Loin devant Netflix avec ses 2,4% et Facebook avec 8,4% pour son usage “classique” (articles sur fil d’actualité par exemple) et qui monte à près de 11% si on inclut sa catégorie dédiée aux vidéos. Voici donc les résultats du Mobile Internet Phenomena Report de Février 2019 :

  1. Youtube : 37%
  2. Autres (majoritairement pornographie et concurrents de Youtube) : 23,4%
  3. Facebook : 8,4%
  4. Snapchat : 8,3%
  5. Recherches sur navigateur internet : 4,6%
  6. WhatsApp : 3,7%
  7. Instagram : 5,7%
  8. Facebook Vidéo : 2,5%
  9. Netflix : 2,4%
  10. Appstore : 2,1%
  11. Google Play : 1,9%

 

Une dimension est particulièrement inquiétante au regard de la pôle position de Youtube. En effet, on peut facilement imaginer que le mobile est très plébiscité dans les transports et à l’extérieur de la maison. Bref, dans des endroits où il n’y pas de Wi-fi et où l’internaute préfère aller vite en consommant ses données internet. Sauf que la connexion au réseau 4G et bientôt à la 5G nécessite une plus grande dépense d’énergie que le (ou la) wi-fi. Cela demande effectivement plus “d’efforts” au mobile pour avoir une connexion satisfaisante et stable. Et qui dit plus grande consommation, dit plus grande pollution…
 

La pollution de Youtube comparable à des villes entières !

11,3 millions de tonnes de CO2. C’est la pollution que génère Youtube chaque année selon les dernières estimations ! La plateforme serait donc responsable à elle seule de près de 3,7% de la pollution générée par tout le secteur de la vidéo en ligne. Le bilan annuel de ce dernier s’élevant à 306 millions de tonnes de CO2. Pour mieux comprendre l’étendue de ces chiffres, voici quelques équivalences.

En un an, Youtube pollue autant que…

  • Tous les habitants de Francfort
  • Glasgow tout en entier
  • 2 millions de tour du monde en avion

 

Des éco-gestes citoyens en attendant des initiatives de grandes ampleurs

Malgré l’avènement des plateformes de streaming musicales, de nombreux auditeurs passent encore par Youtube. Problème, la vidéo associée à la musique alourdit la consommation d’énergie d’une musique. Télécharger sa playlist au préalable sur son téléphone grâce à des applications dédiées permettra donc de réduire votre empreinte carbone. Au total, c’est le rejet de plus de 500 000 tonnes de CO2 qui serait émis chaque année à cause de cette pratique. Mais nous ne sommes pas les seuls à pouvoir et devoir agir.

Comme mentionné plus haut, la lecture automatiques des vidéos à la fin du visionnage est un véritable fléau écolo, aux antipodes de la sobriété numérique. Un changement d’interface de la part de Youtube et donc la fin de ce mécanisme, permettrait en outre de réaliser de réduire drastiquement son empreinte carbone. Ainsi c’est l’émission de plus de 323 000 tonnes de CO2 qui pourrait être évitée. On espère donc que la sobriété numérique gagnera aussi bien les citoyens que les grands acteurs comme Youtube !

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