Back Market, comment faire du bien à son porte monnaie et à la planète

« Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme »

Antoine Laurent de Lavoisier

 

 

 

 

Novembre 2014, Thibaud Hug de Larauze, Vianney Vaute et Quentin Le Brouster décident de lancer Back Market. L’objectif ? Devenir le “super marché des produits reconditionnés” sur internet. Contrairement aux idées reçues, un produit reconditionné n’est pas un forcément un produits à neuf. Le reconditionnement implique la réparation et ou la remise en état d’un produit pour le préparer à la revente. Le fait qu’il y est une action de l’homme sur le produit avant sa commercialisation est un facteur différenciant le marché du reconditionné du marché de l’occasion. Le reconditionné, bonne ou mauvaise affaire ?




Donner une seconde vie à vos produits pour faire souffler la planète et votre porte-monnaie

 

 

 

Dans une optique de lutte contre la pollution liée à la production de produits électroniques, Back Market offre la possibilité à ses utilisateurs de faire des bonnes affaires tout en réduisant leur empreinte carbone. Un double avantage qui convainc de plus en plus de monde. Selon l’ADEME, tandis que le marché du portable neuf est en déclin, celui du reconditionné a progressé de 7% en 2018. Déjà en 2017, un portable sur 10 vendu en France avait été reconditionné selon UFC-Que Choisir.

 

 

Autre bonne nouvelle pour la planète, la réparation est elle-aussi en plein boom. Les consommateurs semblent avoir progressivement conscience des enjeux environnementaux et économiques et confiance en leurs capacités à réparer un objet. Le 22 mai dernier à Paris, Spareka a dressé son stand “anti-obsolescence programmée”. Avant d’expliquer le projet, il convient de définir ce qu’est cette fameuse obsolescence programmée. Selon, l’internaute.fr, elle est une stratégie industrielle élaborée dans lAmérique daprès-guerre, visant à programmer une durée de vie limitée à un produit non consommable dans le but den augmenter la fréquence de remplacement. C’est pour réduire cette sur-consommation que Spareka a proposé aux curieux et curieuse qui se sont arrêtés de leur montrer comment réparer eux-mêmes leurs objets. Un acompagnement qui se poursuit en ligne puisque Spareka.fr a déjà mis en ligne plus de 600 tutos vidéos et propose près de 8 millions de pièces détachées pour aider à ranimer ses objets par ses propres mains.



Crédit photo : WeDemain



Enfin, pour celles et ceux qui n’ont pas de Bob le Bricoleur qui sommeille en eux, Back Market ou encore HelloZack propose de reprendre vos objets électroniques. Malgré l’attachement que vous pouvez ressentir pour votre portable, pensez à toutes les fois ou il a buggé et que vous l’avez insulté. Ou alors, si vous avez du mal à vous en débarrasser, dîtes vous qu’il sera bien plus utile dans les mains d’un nouveau propriétaire plutôt que oublié au fond d’un tiroir.

Réparer ou reconditionner pour lutter contre l’obsolescence programmée

 

 

 

L’association HOP en a fait son fer de lance : combattre l’obsolescence programmée de tous les produits, électroniques ou non. Allonger la durée de vie des produits est comme on l’a vu plus haut, un fléau pour l’environnement. Mais HOP met également en avant le droit des consommateurs à disposer de produits ayant des durées de vie conforme au prix d’achat. Ainsi, depuis 2015, l’article L. 213-4-1-I a fait de la réduction délibérée de la durée de vie d’un produit par l’entreprise qui le commercialise, un délit. Deux ans après, l’ADEME publiait un « panorama de la deuxième vie des produits en France » dans lequel on apprend que le tonnage des objets réutilisés à progresser de 30% entre 2014 et 2017. Une tendance bienvenue tant la réduction de l’empreinte carbone est un sujet d’actualité. Mais alors qu’est-ce qui peut nous empêcher d’avoir recours à l’économie circulaire et le reconditionné qui la fait tourner ?

 

Test et impression

 

Nous nous sommes rendu sur Back Market et dès la page d’accueil, on découvre un large choix de produits reconditionnés, en partant du téléphone jusqu’à la machine à laver.





Justement nous nous arrêtons sur les machines à laver, un produit qui autrefois pouvait tenir une vie entière…

 

 

Une fois notre bonheur trouvé, nous nous retrouvons sur la fiche produit. De manière très claire, Back Market évalue notre double économie, d’une part sur l’argent dépensé et de l’autre sur notre empreinte carbone. Ainsi, c’est une économie de 53% que l’on est sur le point de réaliser. Sans oublier les 63 000 grammes de CO2 évités ! Cerise sur le gâteau, la machine à laver est garantie 12 mois. Enfin, nous avons le choix entre plusieurs gammes : Stallone, Bronze, Argent, Or et Shiny. Ces options hiérarchise la condition du produit et son niveau d’usure. Même si pour cette fois, nous avons plus que deux options possibles.

 

 

 

Acheter reconditionné ou réparé soi-même, un éco-geste confirmé

 

 


Le marché que nous venons de voir est définitivement un sérieux allié pour aider à préserver l’environnement. Grâce à des acteurs comme Back Market, le consommateur devient un peu plus maître de sa consommation. Et les entreprises vont devoir rapidement se mettre au diapason pour ne pas décevoir ses clients. Apple, régulièrement ciblé pour la faible durée de vie de ses produits l’a d’ailleurs bien compris. Outre le pouvoir des consommateurs, les institutions elles-aussi commencent à prendre le problème à bras le corps. Prenons l’exemple du député canadien Michael Coteau. Ce dernier a soumis le Right to Repair à son Parlement. La proposition loi consiste à donner le droit aux consommateurs de réparer eux-mêmes leurs objets électroniques ou électroménagers. Tout en poussant les entreprises à proposer des pièces détachées et des manuels explicatifs pour les aider.
De telles propositions pourraient poser les bases d’un nouveau type de consommation. Plus raisonné, économe en argent et respectueuse de la planète.